Pourquoi je n’ai pas choisi le dernier MacBook Pro

30907640866_e3fbf5579e_o Apple a présenté fin octobre ses nouveaux MacBook Pro, j’ai suivi le keynote en direct et découvert comme vous la grande nouveauté mise en avant par Apple : la Touch Bar.

Cette Touch Bar a été présenté tout au long de la conférence (peut être un peu trop d’ailleurs) ce qui donnait l’impression d’une démonstration, tour à tour, de chaque « grande » application disponible sur Mac à travers la Touch Bar.

J’avais un peu l’impression que c’était le Keynote des logiciels, peu orienté hardware.

Apple propose en entrée de gamme son nouveau MacBook Pro sans Touch Bar, pour ceux qui préfèrent rester sur un clavier classique, ou qui ne voient tout simplement pas l’utilité de cette dernière modernité qui pourrait être qualifiée par certains de « gadget supplémentaire ». Je trouve que c’est une bonne chose.

Hormis cette barre tactile, Apple a présenté le nouveau design de son MacBook Pro, que je trouve (que ce soit avec ou sans Touch Bar) tout simplement sublime. Très fin, sobre, ils ont réussi à apporter plus sans tout modifier, à donner cette impression de nouveau. Un vrai rafraichissement, et c’est encore et toujours plus beau, un peu à la manière des nouvelles Audi : On modifie, on améliore sans tout chambouler.

C’est un bon point car je trouvais le dernier « l’ancien » MacBook Pro déjà magnifique, et c’est d’ailleurs celui que j’ai décidé d’acquérir suite à l’arrivée du nouveau Mac ces jours-ci. Paradoxal me direz-vous ? Sur le papier uniquement, car je trouve que ce dernier venu n’est peut-être pas la meilleure affaire du moment.

Tout d’abord, un des points négatifs du nouveau MacBook PRO (et j’insiste sur le Pro, car ça c’est incohérent), c’est de ne proposer que deux et uniques ports Thunderbolt 3 (Quatre sur le modèle Touch Bar et le modèle 15’’). Ce qui signifie devoir recourir à un adaptateur pour brancher le moindre et banal accessoire USB. Et ce n’est pas tout, je déplore la disparition du tant aimé MagSafe, port alimentation aimanté, synonyme de sécurité pour tous les Mac qui subissent les déboires d’éventuels propriétaires cascadeurs.

Je trouve que c’est dommage de la part d’Apple de simplifier les choses à ce point, certes, tout cela dans une optique cohérente de modernité et de sobriété, mais c’est peut-être pousser un peu trop vite l’utilisateur à passer ces caps de modernité technologique. Un adaptateur, ce n’est rien me direz vous, mais hormis le fait que cette absence soit ch**** pénible, il manque également à l’appel un slot SD, incompatible avec cette notion de « Pro », d’autant plus que même mon netbook de 2010 à même pas 300€ en avait un ! Il en va de même pour le port HDMI qui a disparu, qui requière désormais un adaptateur. Un + un = un = Le MacBook Pro 2015.

C’est donc un des gros points négatifs qui fait que j’ai décidé de rester sur le modèle actuel. Je n’ai pas encore parlé du prix qui a été un élément important dans mon choix puisque le nouveau débute à 1699€ SANS Touch Bar, il faudra débourser 2000€ pour l’obtenir et alors là attention le fossé : encore 700€ de plus pour avoir un 15’’ !

Je trouve que ça fait très cher, un peu trop, même si la qualité est bien évidemment au rendez-vous et qu’un Mac est un excellent investissement pour pas mal d’années.

Cependant je trouve plus cohérent le prix du modèle précédent : 1449€. Et c’est une excellente chose de l’avoir laissé en entrée de gamme, qui perd d’ailleurs un peu de sa cohérence et qui laisse apparaitre de gros fossés entre 13’’ et 15’’, et efface certaines différences, comme avec le MacBook ou le MacBook Air, notamment concernant la finesse des produits par exemple.

Oui, le nouveau Mac est encore et toujours plus fin, aussi fin que le Air dans sa partie la plus large. Mais à quoi bon ? On s’en fout de cette course à la finesse (J’attribue également cette phrase aux smartphones…). Celui à 1449€ est déjà très fin selon moi, très compact. A quoi bon annoncer un MacBook Pro encore plus fin et surtout très compact qui vient du coup empiéter sur les pas du MacBook 12’’ et du Air ? pour compliquer le choix des acheteurs ? D’autant plus quand ça se fait au détriment des différents ports !

Voilà pourquoi mon choix ne s’est pas porté sur le tout dernier né d’Apple. J’avais un iMac 21,5’’ 2010 (i3, upgrade à 8Go) qui tournait toujours comme une horloge après 6 ans d’utilisation. Mais j’avais besoin de retrouver une certaine mobilité et de gagner un peu de puissance. Cette sensation de nouveauté est bien présente pour moi, même si ce n’est pas le dernier né d’Apple, puisque les deux Mac portables que j’ai réellement utilisé sont le MacBook blanc de 2008 et le MacBook Pro 17’’ non unibody à l’époque. (oui ça date).

Bien évidemment le choix du Mac dépendra de l’évaluation de vos besoins, de votre utilisation (domicile, mobilité, performances nécessaires…) et de votre budget.

Concernant les autres Mac de la gamme, si vous avez besoin d’ultra mobilité, le MacBook 12’’ sera idéal, même s’il faudra vraiment évaluer vos besoins en puissance, car je trouve ce modèle sous puissant, et donc moins polyvalent (alors que paradoxalement c’est son but). D’autant plus que ce nouveau MacBook Pro reste très mobile lui aussi… Entre les deux le MacBook Air, qui je pense reste un choix très correct, assez polyvalent (peut-être plus comparé au MacBook 12’’) si vous n’en avez pas un usage très poussé, et surtout avec un prix très avantageux : à partir de 1099€.

J’attendais donc impatiemment comme beaucoup d’entre vous les nouveautés présentées par Apple, et j’ai vu, suite à ce Keynote, beaucoup d’avis mitigés sur le net à propos du nouveau MacBook Pro. Personnellement, j’ai été emballé lors de la présentation, c’est sûr c’est très beau, innovant, pratique, mais avec du recul, pas indispensable, cher (trop cher, on avoisine les 5000€ tout en haut de la gamme…) j’ai donc fait un choix plus proportionné à mon utilisation, plus réfléchi. Moins de ventes, moins de renouvellements de produits, avis de plus en plus négatifs face aux nouveautés… un signe de plus de la perte de vitesse d’Apple et de la « fin » de l’ère Jobs… ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *